Les députés pro-nucléaires flinguent l’éolien

Nouveau rapport sur l’éolien déposé par les députés : le rapport dit « Ollier ». Ce député s’était déjà fait remarquer par son soutien inconditionnel au chauffage électrique lors de la loi Grenelle. Il s’agissait de permettre une isolation moindre pour les maisons chauffées à l’électricité. L’amendement n’est pas passé, mais il en dit long sur la position de ce député quand on sait l’absurdité du chauffage électrique.

Le nouveau rapport a une tonalité à ce point anti-éolienne que le co-rapporteur, Philippe Plisson, député PS a démissionné de ce poste en protestant vigoureusement. On note ainsi pêle-mêle :

- une demande de diminution du soutien financier (alors que toute filière énergétique émergente est normalement soutenue)

- un renforcement de la réglementation ; celui-ci est déjà prévu, mais les députés sont bien obligés de constater que soumettre les éoliennes au même régime que les usines dangereuses ou polluantes n’ a pas grand sens. Donc, ils proposent malgré tout de garder cela, mais d’en rajouter : transparence, résultat financier, recettes… (chiche, mais alors pour toutes les entreprises de France…)

- « la délicate question du démantèlement » écrit tel quel dans ce rapport : plus réversible que des éoliennes, c’est difficile ; alors il s’agit d’en rajouter une louche, de préciser un niveau de remise en état du site exactement comme il était auparavant, mais pas seulement le sol, mais aussi le sous-sol. Tout ce qui est enterré doit être ôté. Comme on aimerait que les milliers de sites et sols pollués en France subissent la moitié de ses contraintes ; comme on aimerait que les provisions financières pour démantèlement soient vraiment provisionnées pour les centrales nucléaires… Il s’agit bien de soumettre les éoliennes à des contraintes sans commune mesure avec les autres industries.

- La concertation : carrément sublime. Il faut intégrer les habitants dès le début du projet, les informer tout au long de la réalisation, voire organiser des réunions tous les 3 mois pour bien suivre l’évolution… Nos députés sont devenus incroyablement démocrates et ouverts à la concertation !   Dommage qu’ils ne proposent pas le même type de concertation pour les usines très polluantes et très dangereuses du type SEVESO ou pour les centrales nucléaires…

- l’intégration paysagère : toujours aussi extraordinaire, un architecte rappelle que, pour les centrales nucléaires, EDF avait formé un collège d’architectes pour améliorer l’insertion paysagère. EDF tentait de faire croire à l’époque que le seul problème important des centrales nucléaires était leur insertion dans le paysage. Ce rapport prend vraiment les citoyens pour des demeurés.

Déjà en 1972 : nucléaire contre éolien

Soyons clair. La France a fait le choix du nucléaire et ne veut aucune autre forme d’énergie renouvelable pour faire de l’électricité. Déjà en 1972, EDF fêtait ses 25 années d’existence et dans un document, elle précisait que l’éolien coûtait 30% plus cher que les combustibles fossiles pour produire l’électricité. Mais elle précisait aussi qu’elle abandonnait la recherche sur les éoliennes et qu’elle se lançait exclusivement sur le nucléaire. Quarante ans plus tard, nous en sommes au même point et, seule au Monde, la France fait le maximum pour arrêter l’émergence de cette nouvelle énergie renouvelable !  Et tente de vendre au monde entier des centrales nucléaires !

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Quand Sarkozy se démasque

Exit le Grenelle de l’Environnement ! L’environnement, ça suffit ! Exit la taxe carbone, probablement enterrée profondément et pour longtemps. Vive le nucléaire, malgré les échecs successifs : le « nouveau » réacteur – dont la conception date de 1990 – qu’il soit en Finlande ou en France, connaît les mêmes ennuis. Les autorités de sûreté nucléaire de la Finlande, de la Grande Bretagne et de la France signalent des insuffisances sérieuses sur la sécurité. Alors on invite à grands frais les pays du Sud en espérant leur vendre cette technologie désuète. A bas les énergies renouvelables : on va faire passer les éoliennes comme des installations classées dangereuses pour l’environnement afin de bloquer leur développement ; on diminue le prix de rachat du photovoltaïque intégré en toiture sans toucher à celui des centrales au sol (merci de ne pas faire de peine aux multinationales). Même la ministre de l’environnement est désolée…

Conclusion :tout ce cirque du Grenelle n’avait qu’un objectif : ramener des voix écolo vers la droite, comme d’ailleurs le débat sur l’identité nationale avait pour objectif d’en faire de même avec les voix d’extrême droite. Mais à courir tous les lièvres à la fois, comme aurait dit La Fontaine… Alors, revenant à une bonne pratique de la politique à l’ancienne, avant d’aller draguer les autres, on rassemble les siens, d’où l’ouverture vers l’UMP. Mais, pour l’environnement, tout ceci devient réellement très inquiétant. Finalement, que reste-t-il du Grenelle ? Pas grand-chose, mais quand même un élément très important. Nous avons appris à discuter autour d’une table et  à mieux connaître les positions des uns et des autres ; sur les risques industriels par exemple, nous savons maintenant pouvoir trouver des convergences avec les syndicats, là où il ne semblait exister que des conflits. Pour cela, cette opération valait la peine. A nous de savoir faire fructifier ces rencontres.

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Mieux connaître les électeurs d’Europe écologie

Les sondages sortis des urnes (à la sortie du bureau de vote) sont toujours très instructifs. Ils nous permettent de mieux comprendre qui sont nos électeurs. Je voudrais retenir 5 éléments.

Surtout des jeunes

Parmi les moins de 30 ans, 18% votent écologie. Entre 30 et 49 ans, ils ne sont plus que 15% et surtout, au-delà, ils ne sont plus que 8%. Aucun autre parti ne montre une telle courbe (un peu le FN mais beaucoup moins marqué). Preuve que les jeunes ont bien compris que nous étions le seul mouvement à penser le long terme en politique, donc à nous intéresser à leur avenir, et pas seulement à leur présent.

Mais peu intéressés par cette élection régionale,

Avec 64% d’électeurs peu ou pas du tout intéressés par cette élection, les électeurs d’Europe écologie sont de loin les moins intéressés (une première faiblesse). A l’exception du FN, tous les autres partis sont en-dessous de 60%, les électeurs des partis de gauche étant les plus intéressés.

Se décidant au dernier moment,

Ceux qui se décident dans les 2-3 dernières semaines sont près de 50% chez les votants écologistes alors qu’ils sont autour de 30% pour les autres partis (autre faiblesse). Seul le modem fait nettement pire que nous avec 66% de décideurs tardifs. On trouve le même phénomène si on regarde ceux qui se décident les derniers jours (38% chez nous et autour de 25% chez les autres, d’où l’importance de maintenir le rythme de la campagne jusqu’au bout).

Et pourtant votant pour un projet

L’écart est ici considérable. Il était demandé à chacun s’il votait plutôt pour un parti, pour un candidat, pour un projet, pour un bilan ou pour marquer son opposition aux autres listes. Ceux qui votent écologiste le font à 52% pour le projet, alors que chez les autres partis, seuls 25 à 30% se déterminent sur le projet. Une spécificité qui montre que dans ces élections, ce ne sont pas les personnalités qui comptent pour l’écologie. Quant à ceux qui votent par fidélité à un parti, ils ne sont que 17% chez les écologistes (une faiblesse évidemment) alors qu’ils sont 36 à 37% chez 2 grands partis ainsi qu’au Front de gauche.

Et souhaitant le maintien au second tour

Un résultat surprenant et largement significatif. 61% de nos électeurs souhaiteraient que les listes d’Europe Ecologie se maintiennent partout où elles le peuvent, et seuls 35% souhaiteraient une alliance avec la gauche conduite par le parti socialiste. Mais, finalement, pas si  surprenant que cela puisqu’ils votent pour un projet et qu’ils savent bien que seule une petite partie du projet pourra être reprise dans un accord.

Reste à convaincre nos électeurs que si l’on veut progresser, et surtout montrer que les solutions proposées par les écologistes sont réalistes, il faut avoir les moyens de les mettre en oeuvre et donc passer des accords pour arriver aux exécutifs. Il est hors de question d’attendre de faire 50% tout seul pour arriver au pouvoir. Mais cela signifie aussi que nos électeurs sont très attentifs à la qualité des accords que nous passons avec nos partenaires, d’où la nécessité d’être capable de dire non quand l’accord est mauvais.

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Mon point de vue sur ces élections régionales

Commençons par bien séparer les 3 niveaux : national, régional, départemental.

Au niveau national

Le résultat est un succès pour Europe Ecologie (EE), même si le score est inférieur à celui des européennes car il installe vraiment cet OPNI (Objet Politique Non Identifié) dans le paysage politique comme la seconde force à gauche. Il va donc devenir urgent d’organiser au moins un peu cet ensemble. Un peu et pas trop ! Ce qui a séduit certains citoyens qui ont décidé de nous rejoindre, c’est le travail sur le fond, sans aucune perte de temps à discuter statuts et organisation. Il faudra donc trouver des modes d’organisation souple, permettant un débat démocratique en son sein.

Bien sûr, l’abstention massive est là, quand même moins forte qu’aux européennes. Il est clair, au vu des résultats, que ce sont les électeurs de droite qui se sont massivement abstenus, mais pas seulement eux !  Quand l’abstention croît, de manière générale, ce sont les jeunes qui s’abstiennent le plus fortement. Cette élection ne fait probablement pas exception. Et pour nous, écologistes, c’est un vrai problème, car ce sont nos électeurs privilégiés. Quand nous faisions en moyenne 6% au niveau national, nous avions 3% chez les électeurs de plus de 65 ans et 11% chez ceux de 18 à 24 ans.

Enfin la dernière leçon est la réapparition du Front National à des niveaux élevés. C’est l’effet « boomerang » ! Éric Besson a voulu montrer au Président qu’il était capable de lui apporter encore plus de voix du FN en lançant ce débat controversé sur l’identité nationale. Ce fût une vraie tribune pour tous les mouvements d’extrême droite qui sont intervenus dans les débats organisés à de multiples reprises. Ils en sont sortis renforcés et le FN a ainsi pu récupérer une partie de ses électeurs. Read the rest of this entry »

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Sarkozy : « construisons en zone inondable »

Après la tempête, Sarkozy s’est exclamé « Comment peut-on mourir noyé dans son lit aujourd’hui ? ». Il y a moins d’un an, lors de la présentation du Grand Paris, il s’exclamait avec la même conviction : « Il n’y a pas de problème de foncier, il y a un problème de réglementation, il faut libérer l’offre ; pour le coup, il faut déréglementer, … il faut rendre constructibles les zones inondables avec des bâtiments adaptés à l’environnement et aux risques… ». Et voilà comment la plus haute autorité politique de ce pays nous prépare d’autres catastrophes !
De très nombreuses réactions ont eu lieu après la tempête Atlantique. Dans l’Aude, 10 ans après les grandes inondations de 1999, cette catastrophe a rappelé des souvenirs douloureux. Ici comme là-bas, les constructions en zone inondable semblent ne jamais s’arrêter, malgré tous les plans de prévention.
Comme toujours, chacun se croit à l’abri derrière une digue. Combien faudra-t-il encore de morts pour comprendre qu’une digue est une protection contre les petites et les moyennes inondations mais un danger grave, voire mortel, lors des grandes inondations. Car quand une digue lâche, la violence et la rapidité de la montée des eaux empêchent toute action efficace.

Si on examine la situation actuelle avec :

  • le réchauffement climatique et ses conséquences sur le trait de côte, comme en témoigne le lido de Sète qui a reculé de plus de 50 mètres;
  • la construction, toujours plus près du littoral, poussée par le rêve de chaque français – une maison les pieds dans l’eau – et le rêve de tous les spéculateurs fonciers – construire là où les autres n’ont pas réussi à avoir l’autorisation;
  • l’imperméabilisation des sols, qui accélère la montée des eaux;
  • la loi littoral impuissante – dans les 10 dernières années on a, selon une étude récente de l’INSEE, construit autant en zone inondable qu’en zone non inondable,

alors, il est plus que temps de changer de politique. D’accepter le recul du trait de côte; de s’inspirer des Pays-Bas qui commencent à rendre des terres à l’océan; d’avoir une attitude très stricte quant à l’interdiction de construction en zone inondable. Monsieur le Président, vous avez tout faux !

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Bizarre, le coût du voyage TER à un euro !

On ne peut qu’approuver le passage du voyage en TER à 1€. Mais cette annonce en fanfare appelle 3 remarques.

1/Elle sera surtout utile aux voyageurs occasionnels. En effet, pour les voyageurs réguliers, les cartes d’abonnement, et en particulier la Kartatoo, sont plus intéressantes (sauf pour les parcours vraiment longs, mais qui sont rares au quotidien). Un exemple : une Kartatoo de Nîmes à Montpellier  pour un mois coûte un peu moins de 70€ pour environ 25 voyages aller-retour, soit 1,4€ le voyage prenant le compte le bus de Nîmes + le TER + le tram de Montpellier. Le TER, dans ce cas, est déjà à moins d’un euro ! Donc il importe surtout ne pas faire disparaître la Kartatoo au profit d’un TER à 1€, car beaucoup de gens y perdraient, surtout les voyageurs réguliers !

2/ Mais il y a plus. Dans le cas de carte d’abonnement pour des transports en commun, l’entreprise en doit prendre à sa charge 50% du coût. Du coup, il faudrait faire au moins de 70 à 80 km aller-retour chaque jour pour que le billet à 1€ devienne concurrentiel face à la Kartatoo.  Bon, ce ticket à 1€ commence vraiment à ressembler à un bon coup de pub. Cela sonne comme une annonce superbe, mais ce serait un piège pour tous les salariés de la région. En fait ce sera très utile aux touristes l’été.

3/ Interviewé par un journaliste, Jean-Claude Gayssot explique que cette mesure coûtera entre 8 et 10 millions d’euros; et le journaliste de demander pourquoi pas la gratuité ? Réponse : trop cher car cela couterait 100 millions d’euros. Voilà une réponse qui appelle au minimum des explications . En effet, avec près de 20 000 voyages par jour sur les TER, soit environ 7 millions de voyages par an, passer de 1€ par voyage à la gratuité ne peut coûter plus que 7 millions d’euros ? Comment arriver à 90 millions ? Les chiffres ont tendance à valser en période électorale ! Ou Jean Claude Gayssot n’est pas un pro du calcul, ou il y a une explication cachée. Mais alors bien cachée, car même en tournant le problème  dans tous les sens, impossible de passer de 10 millions d’euros pour le ticket à 1€ à 100 millions pour la gratuité. Cherchez l’erreur !

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Martine Aubry envoie Mandroux contre les écologistes, pas contre Frêche !

A entendre la radio, à lire la presse, Martine Aubry s’est vraiment scandalisée de la dernière petite phrase de Frêche à propos de Laurent Fabius et a décidé que c’en était vraiment trop. Elle a donc demandé à Hélène Mandroux, maire de Montpellier, de mener contre lui la liste officielle du Parti Socialiste pour les régionales.
Quelle jolie histoire … sauf qu’elle n’a rien à voir avec la réalité!
D’ailleurs, il suffit de se rappeler qu’au début du mois de janvier, Mme Aubry disait à la presse qu’elle voterait Frêche si elle était électrice en Languedoc Roussillon… . En effet, la dernière saillie en date est relativement peu de chose, par rapport aux harkis traités de « sous-hommes« , aux femmes tondues à la Libération qu’« on aurait pu fusiller« , aux jeunes français contraints au service du travail obligatoire en Allemagne « qui allaient folâtrer avec les jeunes allemandes », aux électeurs qui sont à 98% des « cons »… Arrêtons-là ! Martine Aubry a vraiment une indignation sélective et à retardement !

Alors un peu d’analyse politique ne fera pas de mal, pour décrypter les enjeux du PS national dans cette affaire.
Il y a environ deux semaines, il était question que des socialistes, souhaitant garder la région à gauche mais sans Frêche, rejoignent la liste Europe Ecologie. Hélène Mandroux en était. Elle est allée à Paris pour en discuter avec le PS national. Martine Aubry a alors senti le danger : si dans une seule région, quelles que soient les circonstances, le PS acceptait de se ranger derrière Europe Ecologie, la crédibilité des écologistes en sortirait renforcée. Une telle hypothèse était inacceptable pour Martine Aubry. Il fallait arrêter cela de toute urgence. La dernière petite phrase  de Frêche, aussi subtile soit-elle, lui a donné l’occasion « d’exiger » une liste PS dans la région. Il ne restait plus ensuite qu’à exiger, comme d’habitude, que les écologistes s’alignent derrière le PS et fassent campagne pour Hélène Mandroux.
L’opération a évidemment raté car Mme Mandroux n’a, à ce jour, ni colistiers, ni programme : on ne voit pas comment discuter dans ces conditions. Martine Aubry n’ayant absolument pas la moindre envie de gêner Frêche, elle n’a pas fait un seul geste pour aider Hélène Mandroux ; en particulier, elle n’a rien fait pour exiger des colistiers PS de Frêche qu’ils quittent sa liste pour étoffer celle d’Hélène Mandroux, qui reste incroyablement seule dans cette affaire.

D’où cette situation paradoxale : médiatiquement parlant, Martine Aubry attaque Frêche; concrètement, elle l’aide, comme on peut le voir dans les sondages : une liste Mandroux prendra plus de voix aux écologistes qu’à Frêche. En outre, en lui permettant d’endosser le costume de victime qu’il adore, elle lui rend un immense service, ce qui va encore renforcer son score. (Finalement, les électeurs sont moins « cons » que ne le dit Frêche, car ils ont bien senti que rien n’était clair dans cette histoire).
Gardons en mémoire que la présidentielle arrive et avec elle  les primaires, et qu’ils sont peu nombreux au PS national à oser défier les puissantes fédérations PS du Languedoc, Hérault et Aude en tête.

Finalement, Aubry, Frêche ou Bascou, même attitude :  quand je peux gagner tout seul, je jette mes partenaires ; quand j’ai besoin d’eux, je tente de les briser.
Ma seule certitude, ma seule conviction, au-delà de toutes ces magouilles politiciennes qui m’exaspèrent, c’est que l’écologie s’imposera assez rapidement pour freiner à temps l’évolution vers des crises de plus en plus graves.

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COMURHEX : dernières nouvelles

1/ Suite de la commission d’enquête : le rapport des commissaires

L’enquête publique a eu lieu. Les commissaires enquêteurs ont rendu leur rapport. Intégralement favorable sans aucune réserve. On n’attendait pas autre chose, même s’ils ont fait quelques recommandations en fin de rapport: améliorer la formation du personnel, faire faire des audits par des organismes indépendants d’AREVA, faire classer les bassins en INB (installation nucléaire de base, la décision était déjà prise) et surtout améliorer la communication avec les riverains (!). Il s’agit bien de recommandations, de conseils en quelque sorte qui n’entrainent aucune obligation.
Cet avis est favorable malgré une question insistance restée sans réponse : que fait-on de déchets qui s’accumulent dans la plaine, dans des bassins à l’air libre, soumis à la pluie et aux intempéries ? Ces déchets, jamais classés vraiment, sont en réalité « des déchets faiblement radioactifs à vie longue », ceux pour lesquels il n’existe aucune filière de stockage et d’élimination en France. Réponse de l’exploitant : on attend que le niveau national, le PNGMDR (!) nous donne la solution. Honnêtement, on ne connaît pas d’autres industries qui seraient autorisées à poursuivre leur activité dans de telles conditions. Le nucléaire est bien hors la loi, puisqu’il est au-dessus des lois.
Un élément positif à noter : j’ai demandé que le rapport des commissaires enquêteur soit mis en ligne en m’appuyant sur les résultats officiels de la table ronde sur les risques industriels de juillet 2009. Il est en ligne sur le site de la DREAL LR : http://www.languedoc-roussillon.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/rapport_commissaires_cle7e915b.pdf

2/ La réunion du comité local d’information et de concertation

Difficile de résumer une réunion de 4 heures en quelques lignes. Premier élément positif : j’ai averti la presse, qui est venue, et j’ai réussi à convaincre le Président qu’elle puisse rester. Personne dans l’Assemblée ne s’y est opposée.
Accidents et sécurité
L’année dernière, il y a eu 4 accidents rien qu’en juillet -août, c’est vraiment beaucoup ! Pour les salariés,  la sécurité stagne, avec un nombre d’accidents du travail inchangé depuis plusieurs années;l’objectif de « zéro accident » réaffirmé semble loin.
Le Plan de Prévention des Risques Technologiques
La carte des aléas, donc des probabilités de risques et de l’intensité des dangers est terminée.  Ce sont des cercles qui vont du rouge (le plus dangereux et le plus risqué au vert, par cercles  concentriques) L’aspect cercles concentriques posent problème car il y a quand même du  vent à Narbonne. J’ai posé la question qui a été reprise par le Président, sans réponse vraiment convaincante (tous les vents ont été pris en compte, nous a-t-on dit). La carte des enjeux, c’est-à-dire des lieux habités ou des lieux où des gens travaillent, est aussi quasi achevée. La superposition des deux va permettre de  préciser les problèmes à résoudre.
Le classement en Installation Nucléaire de Base
Enfin, le plus important, les bassins B1 et B2, les deux plus anciens qui contiennent les boues les plus radioactives, ceux dont les digues ont lâché en 2004, répandant les produits dans la plaine, seront classés « Installation Nucléaire de Base » (INB), donc surveillés plus attentivement, surtout sous l’angle de la radioactivité. Puisque Narbonne va avoir une INB, elle va donc avoir une CLI (Commission locale d’information) associée (comme autour des réacteurs nucléaires). Elle sera créée durant l’année 2010.
Dernier point : nous avons beaucoup réclamé (en particulier par la pétition) que les bassins soient nettoyés et que les boues dangereuses soient mises en sécurité. Nous avons appris que COMURHEX envisageait de s’attaquer à ce problème entre les années 2014 et 2024 ! Reste à prier le ciel qu’il ne nous déverse pas des trombes d’eau d’ici 2024. Rappelons que nous avons protesté contre l’étude d’impact qui a pris comme référence pour la pluie du siècle environ 350 mm d’eau maximum en 24h, alors qu’à Lézignan, en 1999, il est tombé 550 mm d’eau !
Questions et informations diverses
Il y a, en cours, une analyse critique de l’étude de dangers et de l’étude d’impact, donc de l’essentiel du dossier mis à l’enquête publique. On attend avec impatience les conclusions, même si le bureau d’études a été choisi par COMURHEX (et approuvé par la DREAL).
Les bidons vides dans lesquels arrive l’uranium s ’accumulent sur le terrain de COMURHEX. Ce sont aussi des déchets qu’il faut gérer et qui ne peuvent partir dans la nature car il reste  évidemment des traces d’uranium. L’entreprise va s’engager à installer une presse pour comprimer les fûts et les évacuer… vers l’ANDRA. Nous serons très attentifs à ce qu’ils soient bien gérés par la filière nucléaire et pas recyclés avec d’autres ferrailles dans le cadre de dérogation.

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Pourquoi j’irai au débat sur l’identité nationale

Beaucoup de personnalités de gauche ont décidé de boycotter le débat sur l’identité française. C’est une position respectable, mais personnellement, j’ai trop de choses à dire pour ne pas prendre la parole. Je voudrais relater ici trois expériences différentes que j’ai vécues personnellement et qui m’ont laissé un goût amer.
1/ J’ai hébergé assez longtemps chez moi une jeune fille tunisienne venue faire des études. Chaque année, la journée obligatoire à la préfecture pour renouveler sa carte de séjour était une épreuve, avec des heures de queue et le risque qu’il manque toujours un papier. Une fois par exemple, son inscription au CNAM a été refusée car elle ne donnait pas le statut étudiant. Il a fallu qu’elle s’inscrive en plus à l’université, sinon elle n’obtenait plus sa carte et devait arrêter ses études. Une autre fois, alors que tout était comme d’habitude, elle revint à la maison, effondrée, avec un « papier » officiel exigeant qu’elle quitte le territoire sous 15 jours. Je la rassurai, lui dit que nous irions avec elle à la prochaine convocation, ce que nous avons fait. Et elle a eu sa carte, la préfecture semblant considérer que ce document prouvait qu’elle était en règle… Quelque temps plus tard, convoquée personnellement pour répondre de l’hébergement de mon amie, je  demandais au fonctionnaire s’il pouvait m’expliquer ce qui s’était passé et la raison de ce papier surprenant. Sa réponse a, elle aussi, été surprenante : des dizaines de milliers de papier auraient été distribués à des étrangers parfaitement en règle, dans l’espoir  que certains prennent peur et partent… Si je n’ai pu vérifier personnellement cette information, elle me paraît crédible au vu du déroulement des évènements.
Mon amie est aujourd’hui française, expert-comptable et enseignante…
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Vous êtes vacciné ? Moi non plus !

L’épidémie de grippe semble s’estomper. Vu le peu de succès de cette vaccination, le gouvernement se décide enfin à proposer aux médecins de s’y mettre en espérant probablement placer encore quelques millions de doses. Il est donc temps de faire une première évaluation rapide des choix politiques mis en oeuvre pour cette épidémie.

1/ Ce gouvernement nous a fait le coup du principe de précaution. Mais merci tout de même de ne pas nous prendre pour des imbéciles. La France compte 1% de la population mondiale. Elle a acheté 10% des vaccins qui ont été vendus dans le monde. Première erreur.

2/ Cette grippe était de toute évidence bénigne. Nous le savions car d’autres pays avaient été touchés  avant le nôtre, et la mortalité était restée très faible. Roseline Bachelot est pourtant venue, avec des accents pathétiques, nous vendre la gravité exceptionnelle d’une situation, pour que chacun aille se faire vacciner. Deuxième erreur !

3/ On nous a distillé les morts un à un, comme s’il s’agissait à chaque fois d’un mort totalement dû à la grippe alors que, dans la quasi totalité des cas, il s’agissait de patients atteints de plusieurs maladies que la grippe a achevé d’emporter. D’ailleurs on nous a signalé une fois comme un cas exceptionnel une personne décédée alors qu’elle n’avait aucune autre pathologie. In fine, nous en sommes à un peu plus de 200 morts alors que la grippe annuelle fait régulièrement plus de 3000 morts. Troisième erreur !

4/ La technique de masse retenue pour vacciner a obligé le gouvernement à réquisitionner des médecins et des internes des hôpitaux, les obligeant à quitter leur service souvent plus urgent, allant jusqu’à retarder des opérations, désorganisant les services hospitaliers qui sont déjà à l’agonie avec le dramatique manque de personnel. Ce manque de personnel va encore s’aggraver avec le non remplacement d’un départ à la retraite sur deux. Quatrième erreur !

5/ Enfin, il faut bien évoquer le coût. D’après toutes les informations connues à ce jour, la facture avoisinerait le milliard et demi d’euros, dont la moitié pour les laboratoires pharmaceutiques. Que n’aurait-on pu faire de plus intelligent avec cet argent, à commencer par ne pas augmenter le coût du forfait journalier à l’hôpital? Ou alors investir dans la recherche sur le paludisme, qui tue des millions de personnes chaque année, dont beaucoup d’enfants ? Tout cela aurait été plus intelligent que d’aller chercher à  (re)vendre nos vaccins inutiles dans le Tiers-Monde. Cinquième erreur !

Un mot de conclusion. Je ne suis pas contre les vaccins. La poliomyélite était une maladie redoutable il y a 50 ans; elle a presque disparu grâce au vaccin. Mais il faut savoir les utiliser à bon escient : pour des maladies graves évidemment, pas pour des maladies bénignes;  et pour des maladies qui existent encore, pas pour celles qui ont été éradiquées !

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Pourquoi un blog ?

Il y a un début à tout ! Premier septembre, la rentrée : c’est une bonne date pour commencer un blog. Mais pourquoi faire un blog ?

J’ai été porte parole de plusieurs organisations, j’ai été élue, je milite dans des associations où je peux m’exprimer. Je ne me sens pas « en manque de parole », je crois simplement avoir envie de m’exprimer « en mon nom propre » et pas seulement de porter la parole des autres, en faisant attention à bien porter une parole collective. Dans ce blog, les réactions à l’actualité, ce seront les miennes ; mes colères aussi !

Il y a une autre raison plus actuelle, mais essentielle. Je termine un mandat de 6 ans comme conseillère régionale, avec une responsabilité importante, et je ressens le besoin d’en faire le bilan écrit qui puisse être partagé, discuté de façon plus large que lors d’une réunion de sympathisants. Y a-t-il une politique de formation qui soit « écologiste » ? Dans toutes les politiques mises en œuvre à la région, qu’avons-nous fait avancer en tant qu’écologiste? Ces questions concernent tout le monde. J’y reviendrai tout au long de ce blog pour préciser mes réponses.

Enfin, je ne résisterai sûrement pas à l’envie d’expliquer de façon claire les enjeux dans les domaines de l’énergie, du nucléaire ou encore des risques émergents. Ces domaines, qui sont souvent présentés comme « trop techniques » pour que les citoyens s’en saisissent, sont évidemment essentiels pour l’avenir de la planète et des générations futures. Ils sont donc par essence des problèmes politiques au meilleur sens de ce terme.

Maryse Arditi

Alors si cela vous intéresse, rendez-vous pour une prochaine visite ou restez informés en vous abonnant au flux RSS.

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Taxe Carbone ou contribution énergie-climat ?

Cela fait 15 ans que les écologistes réclament une contribution carbone-énergie pour accélérer la mutation de la société vers un mode de vie supportable à long terme. L’annonce par le gouvernement de la remise en chantier de la taxe carbone après les élections européennes qui ont vu le succès des écologistes, a fait naître l’espoir d’un pas dans la bonne direction. Même si tout n’est pas tranché, les nouvelles de ces derniers jours ne vont pas dans la bonne direction, : montant trop faible, rien sur l’électricité, pas de redistribution juste.
Pour qu’elle remplisse son rôle, cette taxe – qu’il faut appeler en réalité «contribution climat-énergie» – doit avoir un objectif clair, être efficace et équitable, autrement dit socialement juste.

Objectif
L’objectif n’est pas seulement le climat et les gaz à effet de serre. Il est aussi, et même prioritairement, dans la maîtrise générale des consommations d’énergie, afin que chaque habitant de cette planète ait un accès équitable à l’énergie. Nous ne pouvons pas continuer à consommer 10 ou 20 fois plus que les habitants des pays du Sud; et notre type de développement ne peut s’étendre à toute la planète, car il nous faudrait quelques « Terres » de rechange. En ce sens, la contribution prévue doit impérativement porter sur TOUTES LES ENERGIES, électricité comprise, afin d’inciter à l’économie d’énergie et pas au transfert des énergies fossiles vers l’électricité.

Efficace
Le rôle de cette taxe est d’envoyer un « signal prix » qui rende plus cher les produits les plus producteurs de gaz à effet de serre ou les plus « énergivores ». Si le signal prix est dérisoire, la taxe ne sert à rien et est vécue comme un impôt de plus. Enfin, une part de l’argent collectée doit aider les populations à diminuer leur consommation d’énergie : soutien à l’isolation des maisons, aux voitures économes, au développement des transports en commun… afin que chacun contribue à maîtriser sa consommation tout en diminuant ses charges.

Equitable
Cette taxe ne doit pas peser sur la partie de la population qui n’arrive pas à boucler les fins de mois. Rappelons que depuis deux ans, ce sont les grandes fortunes qui ont bénéficié des réductions d’impôt. Une partie de l’argent collecté doit être redistribuée vers les ménages en difficulté pour neutraliser l’impact de cette contribution sur leur pouvoir d’achat.
Contrairement à certains discours, il ne s’agit pas de s’occuper de la crise écologique en négligeant la crise sociale ou inversement : c’est ensemble que ces deux crises doivent être abordées et résolues, car ce sont les mêmes populations qui payent le tribut le plus lourd sur les deux plans.

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Visa pour l’image, Visa pour le Monde

Comme chaque année depuis sa création, je ne rate jamais Visa pour l’image à Perpignan. Quand on a la chance d’avoir une exposition aussi extraordinaire à portée de ses pieds (éventuellement avec un train), on en profite ! D’ailleurs, j’étais particulièrement fâchée les premières années de mandat, quand la Région avait coupé le financement pour des histoires bêtement politiciennes, c’était stupide !

Si vous aimez la photo et si vous êtes curieux du Monde, Visa est fait pour vous, avec ses 26 expositions de photos, toutes gratuites et ses projections sur très grand écran le soir, sans compter de nombreux débats. Bien sûr Visa n’est pas vraiment drôle. Ces photographes nous montrent le Monde tel qu’il va ET IL VA MAL ! Mes trois coups de cœur de cette année :

  • War is personal, de Eugène Richards, nous montre le contrecoup de la guerre d’Irak sur 15 familles américaines qui ont perdu un proche, en général un fils, parfois une fille, toujours des jeunes. Mais il y a encore pire avec ceux qui sont revenus handicapés à vie comme celui qui cajole son petit enfant avec un crochet en guise de main…
  • Somalie, le pays abandonné de tous, de Pascal Maitre, est une vraie découverte. La Somalie dans nos médias, ce sont essentiellement les pirates. Ces photos nous montre la capitale, Mogadiscio, en ruine, totalement détruite, quasi vide d’habitant, à part les miliciens qui paradent armés et quelques femmes et enfants qui n’ont pu s’enfuir. Une impression étrange se dégage de ses photos, une impression de fin de monde, et on comprend très vite le risque couru par le photographe pour les prendre.
  • 44 jours. L’Iran et la reconstruction du Monde, de David Burnett. Ici nous sommes en 1979 et les photos nous montrent les 44 jours qui ont précédé la chute du Shah d’Iran et l’arrivée au pouvoir de l’ayatollah Khomeyni. La révolte qui parcourt la capitale Téhéran, ces foules immenses qui se lèvent pour chasser le régime au pouvoir, étudiants en tête, résonnent curieusement sur l’actualité iranienne, comme si à 30 ans d’écart, les mêmes scènes se reproduisaient.

Il vous reste une semaine pour y aller et faire votre choix.

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La parole aux militants ?

Le parti socialiste va élire dans toutes les régions de France ses têtes de listes pour les régionales. Dans notre région où le Président n’est plus au Parti socialiste, il est question d’élire « le premier des socialistes ». A ce jour, deux Vice Présidents régionaux sont candidats : Alain Bertrand soutenu par « l’appareil du parti » dans les différents départements et Eric Andrieu. Les militants auront donc à faire un choix.

Curieusement, ce choix parait insupportable aux responsables du parti socialiste. Proposer deux noms au vote des militants c’est parait-il « faire oeuvre de division » et chacun de s’acharner sur Eric Andrieu, dénoncé comme diviseur ! Drôle de conception de la démocratie ! Drôle de respect pour les militants ! Ainsi donc, on veut bien faire voter les militants, mais à condition qu’il n’y ait qu’un bulletin de vote, décidé par avance, à glisser dans l’urne.  A croire que le parti socialiste de notre région se rapproche dangereusement des méthodes de l’UMP et du Sarkozysme.

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La porte d’entrée du nucléaire, près de chez vous, à Narbonne

Dans la filière nucléaire, on évoque souvent la mine, l’enrichissement, le réacteur et le retraitement avec la gestion des déchets. Mais dans ce schéma simplifié, il manque une étape fondamentale entre la mine et l’enrichissement: la conversion de l’uranium pour transformer les concentrés de minerais en un produit qui peut être enrichi. Cela se passe à Narbonne, dans l’usine Comurhex qui appartient à AREVA pour tout le nucléaire français, et pour environ un quart du nucléaire mondial. Cette usine « oubliée » fonctionne depuis 1959 et nécessite un vrai « lifting » ou une reconstruction ailleurs. Aujourd’hui, AREVA choisit de rester à Narbonne et de rénover sur place.

Pourquoi ?
Depuis un demi-siècle, cette usine stocke dans la plaine, dans des bassins plus ou moins étanches, des boues lourdement chargées en nitrates et par ailleurs radioactives. Il est clair que si AREVA choisissait de partir, elle devrait remettre le site en état et, aujourd’hui, AREVA ne sait pas quoi faire de ces boues, ni comment les traiter, ni où les stocker.

Enquête et réunion publiques.
Refaire une installation quasi complète sur place et surtout accroître sa capacité de production de 50% nécessite une enquête publique. Elle commence le mardi 15 septembre, pour une durée de 6 semaines. D’ores et déjà, retenez la date du 7 octobre à 19h où se tiendra une réunion publique (à la CCI). C’est là que les questions pourront être posées. Enfin, pour avoir une idée de ce qui est proposé, le dossier d’enquête publique va être mis en ligne. Je donnerai l’adresse dès qu’il sera disponible.

Les dangers essentiels.
Sans entrer dès aujourd’hui dans le détail, précisons les deux dangers essentiels de cette usine :

  1. les produits chimiques, parmi lesquels l’acide fluorhydrique tient une place particulière, puisque c’est à cause de cet acide que l’usine est classée « SEVESO seuil haut ». Seul acide à attaquer le verre, il peut se vaporiser facilement. On imagine sans peine le risque de nuage toxique.
  2. la pollution radioactive : les boues stockées (provisoirement, mais depuis tout de même depuis un demi-siècle) sont chargées de nitrates, mais aussi d’uranium et de quelques autres produits radioactifs en moindre quantité. Ces boues, selon la classification de l’ANDRA¹, chargée de gérer les déchets radioactifs, sont des « déchets faiblement radioactifs à vie longue » . Il se trouve qu’aujourd’hui il n’existe aucune filière pour ces déchets. Ce sera une des question de cette enquête publique. Va-t-on continuer à mettre des déchets radioactifs dans la plaine à l’air libre ?

Ce blog va suivre cette actualité narbonnaise qui ne semble pas intéresser la municipalité, puisque son journal sorti hier n’en dit pas un mot. Dommage pour l’information des citoyens !

¹ Agence Nationale pour la gestion les Déchets Radio-Actifs

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C’était comment la formation en 2003 ?

En politique, les choses s’oublient vite. Quand je réfléchis aujourd’hui à l’état dans lequel on a trouvé la formation professionnelle en 2004, j’ai moi-même peine à y croire. Après 18 années de gestion de Jacques Blanc, avec son gendre pour piloter la politique dans ce secteur, la situation était à la limite de la légalité sur certains points, la ligne rouge étant carrément franchie sur d’autres. Alors, avant que l’oubli n’achève son œuvre, une synthèse rapide de l’état des lieux d’alors s’impose.

1/ Les missions locales et les ANPE qui recevaient les demandeurs d’emploi n’étaient pas destinataires du programme régional de formation, ne le connaissaient pas (sauf parfois indirectement) et n’avaient pas le droit de proposer les formations organisées par la Région aux personnes qu’elles recevaient. J’entends encore une salariée d’une mission locale me dire « la formation ne fait plus partie de ma boite à outils pour les jeunes ».

2/ Qui avait alors le privilège – car c’en était un – d’orienter les demandeurs d’emploi vers les stages financés par la Région ? Une association de droit privé : la LEF (Liaison Entreprise Formation) intégralement financée par la Région, ce qui n’était pas légal et représentait un énorme gâchis d’argent public.

3/ Le code du travail n’était pas appliqué. Les stagiaires de la région recevaient une indemnité forfaitaire, la même pour tous, ce qui rendait l’accès impossible à de très nombreuses personnes. Que les Préfets de région n’aient pas exigé l’application de la loi reste pour moi un mystère !

4/ Pire, les stagiaires qui abandonnaient en cours de formation (que ce soit au tout début ou juste avant la fin) devaient rembourser, non seulement l’intégralité des sommes qu’ils avaient perçues depuis le début du stage, mais aussi les charges sociales que la Région avaient payées pour eux. Des milliers de personnes étaient ainsi poursuivies pour rembourser la Région, certaines depuis 1996.

5/ Les 3 outils communs à la Région à l’Etat et aux partenaires sociaux, à savoir l’OREF¹, le CARIF² et le CCREFP³, n’existaient pas dans cette région au contraire de toutes les autres. Faire disparaître tous les outils de la concertation, du travail en commun, de la capacité d’études prévisionnelles n’est pas vraiment la bonne méthode pour fonder une politique efficace.

6/ Enfin, par mesure de rétorsion, l’Etat n’avait pas créé les « points information conseil » sur la VAE (validation des acquis de l’expérience). Quand ceux-ci ont été transférés aux Régions en 2005, nous avons été la seule à recevoir zéro euro, puisque le réseau n’existait chez nous.

Juste pour conclure. A l’époque, j’ai souvent demandé à mes interlocuteurs qui était l’élu en charge de la formation. Quasiment personne (dans les réseaux d’acteurs naturellement) ne pouvait me citer son nom. Un jour pourtant, quelqu’un m’a dit que c’était Raymond Couderc ! Je demande confirmation !

¹OREF : observatoire régional emploi-formation

²CARIF : centre d’animation, de ressources et d’information sur la formation

³CCREFP : comité de coordination régional de l’emploi et de la formation professionnelle


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Effet de serre et couche d’ozone, Sarkozy s’emmêle !

L’interview de Sarkozy depuis New-York a fait couler beaucoup d’encre à cause d’un mot qui en disait long sur le procès en cours de l’affaire Clearstream. Mais à l’heure où notre Président se lance dans une contribution carbone (carbone mais pas énergie, contrairement aux demandes unanimes des associations), il fait preuve d’un réel manque de culture écologique, en associant allègrement au cours de cette interview gaz à effet de serre et trou dans la couche d’ozone :

le monde va à sa perte si on continue à émettre du carbone qui crée un trou dans la couche d’ozone et qui brise les équilibres de la planète.

Ce genre de bourde est arrivé à d’autres. Il suffit de se rappeler les propos de Roselyne Bachelot. Mais le plus étonnant ici reste qu’aucun journaliste ne l’a relevée, qu’aucune vidéo ne circule sur internet, que l’erreur n’a été rectifiée par personne… Qu’elle soit passée à ce point inaperçue du monde des médias et de la communication en dit long sur le chemin qui reste à faire pour que l’écologie entre dans nos schémas mentaux !

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(1/5) Formation professionnelle 2004 : la région en chantier

Au début du mandat, durant les mois de mai, juin et juillet, de grands débats ont été organisés sur le thème : « la Région en chantier ». Nommée déléguée à la formation professionnelle continue, un domaine considéré par tous comme complexe et en pleine mouvance, j’ai donc décidé de faire une concertation infiniment plus approfondie que mes collègues qui héritaient d’un domaine qu’ils connaissaient déjà.
J’ai finalement traduit le compte rendu de toutes ces rencontres et réunions dans un document de 13 pages, écrit personnellement durant les vacances, document que j’ai fait valider par les commissions concernées (éducation et formation professionnelle). Il comporte 3 parties :

  1. le bilan de la concertation, avec les questions soulevées et les suggestions proposées, puis deux parties qui synthétisent le projet pour la région,
  2. les grandes orientations
  3. et les propositions pour les 2 années à venir (2005-2007).

Rétrospectivement, ce document apparaît intéressant car il permet de mesurer ce qui a été fait, ce qui n’a pas été fait, et surtout ce qui a été fait un peu différemment. En fait, une très grande partie des propositions ont été mises en oeuvre, preuve que le temps consacré à une concertation très approfondie permet une vision plus large et plus prospective et représente in fine du temps gagné.
J’ai gardé de cette période un souvenir très fort car il y avait une attente incroyable chez la grande majorité des personnes et des organismes rencontrés. Les gens étaient heureux que l’on vienne à leur rencontre, qu’on soit prêt à écouter toutes leurs suggestions, même si j’ai toujours précisé que cela ne voulait pas dire que nous les reprendrions toutes à notre compte. Je n’ai pas esquivé la partie difficile, car je suis aussi allée à la rencontre des salariés de la LEF (l’association Liaison Entreprises Formation), dont je savais qu’elle serait dissoute (j’en étais d’accord et je l’ai assumé).

Deux souvenir forts de ces rencontres.
Dans une mission locale : la formation n’est plus un outil à proposer aux jeunes vu la très grande difficulté d’accès aux formations de la Région (parole de conseiller)
Dans une réunion publique : une dame explique que sa fille a réussi le concours d’aide soignante, mais qu’on lui demande près de 4500 € pour l’année et qu’elle est dans l’incapacité de payer cette somme. Ne connaissant pas la  question, je lui suggère de faire cette formation dans une école publique. Elle explique alors que c’est à l’hôpital ! Les bras m’en tombent ! Le tout premier niveau de formation, dans un établissement public, financé au coût total par les stagiaires eux-mêmes! Je décide ce jour-là que si nous pouvions faire quelque chose, nous le ferions. Deux mois après, la responsabilité des formations en question est transférée aux régions. Aujourd’hui, la somme est de 1000 € et demain elle sera sûrement gratuite.

Dans les jours qui viennent, l’intégralité du document de septembre 2004 évoqué  sera mis en ligne progressivement.


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(3/5) Formation professionnelle 2004 : la région en chantier

LE RÉSULTAT DE LA CONCERTATION : QUESTIONS ET DIAGNOSTIC

Les questions posées peuvent s’organiser autour de 3 grands thèmes : d’abord l’accueil, l’information, l’orientation (AIO) et éventuellement l’accompagnement; ensuite, la programmation et la mise en œuvre des formations; et enfin les modalités de concertation entre les acteurs de la formation. D’autres questions apparaissent plus transversales, comme la Validation des Acquis de l’Expérience (VAE).
Chacune de ces questions prend plus ou moins en compte la diversité des publics concernés : demandeurs d’emploi, jeunes et adultes, récents ou de longue durée, travailleurs salariés et non salariés, personnes reprenant un travail après une interruption, handicapés… tout en sachant que les compétences régionales sont limitées et ne sont pas de même nature pour ces divers publics, ce qui impose un partenariat avec l’Etat et les autres collectivités territoriales.
A noter l’absence de tout ce qui concerne l’évaluation, que ce soit celle des stagiaires, des organismes de formation ou de la politique dans son ensemble. Cet aspect des choses est évidemment plus du ressort de la Région elle-même, mais l’absence de tout questionnement met aussi en évidence la difficulté de l’exercice.

I/ L’accueil, l’information, l’orientation (AIO)
Ce secteur est complexe et fait intervenir un grand nombre de partenaires : MLI (Mission locale pour l’Insertion), LEF (association Liaison Entreprises Formation), ANPE, Assedic, centres de bilan, sans compter tous les lieux d’information plus généraux aux métiers, en particulier pour les jeunes, comme le CRIJ (Centre Régional d’Information Jeunesse) ou les CIO (Centres d’Information et d’Orientation)… Dans la majorité de ces lieux, à l’exception de la LEF , la formation n’est qu’un aspect de l’accueil parmi d’autres, mais un aspect indispensable pour accueillir et orienter correctement les personnes reçues. Or la connaissance des formations financées par le conseil régional était un quasi monopole de la LEF, elle même seule structure habilitée  à orienter les candidats vers les organismes de formation retenus par la Région, d’où des blocages considérables.
Enfin, signalons que l’information pour les salariés est inexistante.
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(2/5) Formation professionnelle 2004 : la région en chantier

COMPTE- RENDU DE LA CONCERTATION

La formation professionnelle régionale est triplement en chantier :

  • du point de vue régional, car il s’agit de redéfinir des objectifs, des orientations, des priorités d’action autres que ceux existants à ce jour ;
  • du point de vue national, car l’accord national interprofessionnel signé entre les partenaires sociaux fin 2003, la loi sur la formation professionnelle de mai 2004 et la nouvelle loi de  décentralisation votée fin juillet 2004, modifient radicalement le paysage institutionnel de la formation professionnelle ;
  • du point de vue de l’organisation administrative, car elle est maintenant inscrite dans une logique de marchés publics à travers l’obligation d’appel d’offres qui impose des contraintes nouvelles,  même si elle offre par ailleurs une transparence qui faisait auparavant défaut.

Pour toutes ces raisons, la concertation dans ce domaine a été particulièrement approfondie. Ont été réalisés cinq réunions publiques (Perpignan, Alès, Béziers, Mende et Carcassonne), quarante visites sur site (organismes de formation privés et publics, MLI, LEF, centres de bilans) et une cinquantaine d’entretiens avec divers responsables : syndicats, branches professionnelles, OPCA¹, organismes de formation et grands intervenants institutionnels (DRTEFP, ANPE, AFPA, ASSEDIC).

Redonner à la formation la plénitude de ses objectifs

Avant d’aller plus loin, il est essentiel de rappeler que l’accord fondateur de la formation continue date de 1971, période où le chômage n’existait qu’à l’état de traces et où le niveau moyen de formation des jeunes était beaucoup plus bas. La formation professionnelle répondait à un besoin de promotion sociale, d’accroissement des qualifications, de perfectionnement tout au long de la vie, mais aussi de possibilité de réorientation professionnelle en cours de carrière pour tenir compte d’une société en mutation rapide. On mesure la distance entre ces objectifs et la situation actuelle où l’insertion professionnelle et la réduction du chômage sont les objectifs quasi exclusifs. Il paraît donc essentiel de redonner à la formation la plénitude de ses objectifs, ceux d’aujourd’hui comme ceux d’hier.

¹Organismes Paritaires Collecteurs Agréés
 (pour le financement de la formation des salariés)
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Eoliennes : l’état marche sur la tête !

Les éoliennes ont en France une des législations les plus draconiennes, avec étude d’impact, enquête publique, permis de construire et garanties financières. Mais cela ne suffit pas aux opposants. Les sénateurs ont décidé d’en rajouter une louche en classant les éoliennes dans les ICPE (installations classées pour la protection de l’environnement), soit avec les usines les plus dangereuses de France, contrairement aux accords de Grenelle qui avaient explicitement refusé cette proposition. A ce stade, l’objectif n’est pas de réglementer la filière, mais de tenter de la tuer définitivement, alors qu’elle commence à approcher de la rentabilité.

Tuer dans l’œuf
la filière éolienne?

Le plus incroyable est que, dans le même temps, l’Etat allège considérablement les contraintes sur une partie de ces mêmes installations dangereuses. Progressivement, sur les 50 000 installations dangereuses soumises à autorisation, les 2/3 pourront s’installer sans enquête publique, sans étude d’impact, sans étude de danger et évidemment sans garanties financières de remise en état du site. L’argument pour justifier cela : le manque de personnel pour contrôler les risques industriels. Alors vraiment, si on manque tant de ces précieux inspecteurs qui garantissent la sécurité en France, inutile de leur faire perdre du temps à instruire des dossiers d’éoliennes, installations sans risque réel.

Bien sûr, ce blocage va empêcher la France de remplir ses obligations de production d’électricité d’origine renouvelable (23%), car à ce jour, seules les éoliennes produisent suffisamment pour tenir ce challenge.

Pour l’instant, les panneaux solaires qui produisent de l’électricité ne sont pas encore touchés par la vindicte des anti-éoliens. Mais cela pourrait venir quand chacun aura compris que pour produire autant qu’une grande éolienne, il faut 40.000 mètres carrés de panneaux solaires, 4 ha de panneaux, dans un espace clôturé où le sol ne peut servir à rien d’autre. Côté paysage, ce n’est pas terrible non plus ! A moins que …  justement, ce qui protège aujourd’hui les panneaux solaires, c’est qu’ils produisent très peu d’énergie et coûtent très cher. Car à production égale, l’énergie électrique en provenance des panneaux coûte 4, 6 ou 8 fois plus cher (selon qu’il s’agit de centrales au sol ou de panneaux intégrés en toiture) que l’électricité éolienne (et même en réalité bien plus, mais n’entrons pas dans le détail à ce stade). A ce prix-là, on est sûr de ne pas pouvoir en faire beaucoup. Et de ne pas faire d’ombre … au nucléaire!

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(4/5) Formation professionnelle 2004 : la région en chantier

LES OBJECTIFS D’UNE POLITIQUE RÉGIONALE DE FORMATION PROFESSIONNELLE

La formation professionnelle soulève des attentes sociales très fortes, tant au niveau des personnes qui y voient une chance d’accès à l’emploi ou de promotion sociale, qu’au niveau des entreprises qui souhaitent trouver du personnel qualifié, ou qu’au niveau des territoires qui peuvent en faire un levier pour leur développement. Malgré cela, l’image de la formation s’est dégradée (stage « parking », stage inadapté à l’emploi visé, alternance mal ciblée, personnes en trop grande difficulté pour suivre un stage, d’où échec supplémentaire, qualité des formations…).
Cette dégradation résulte aussi d’un dérapage progressif qui transforme certains stages en outils de socialisation avant d’être un outil de formation. Il est indispensable que la formation continue retrouve une image plus positive de portail vers l’emploi, la professionnalisation et la qualification.

Pour les 6 ans à venir, les objectifs au cœur de la politique régionale en la matière se déclinent ainsi :

Egalité des habitants : permettre à tous les habitants de la région, salariés comme demandeurs d’emplois, une égalité d’accès à la formation quand elle est souhaitée, mais avec un effort plus important vers les petits niveaux (V et IV, du CAP au Bac) dans le double objectif de justice sociale (car l’Etat a moins investi pour eux que pour les diplômés) et d’efficacité économique (afin de permettre une meilleure insertion dans le monde du travail pour ceux qui ont le plus de difficultés).
Egalité des territoires : faire de la formation professionnelle un outil au service du développement des territoires, en particulier les moins peuplés, en les incitant simultanément à faire émerger les demandes correspondant aux besoins locaux actuels et à faire un travail prévisionnel sur les capacités ultérieures de développement et les besoins de formation corrélés.
Adaptation de l’offre et de la demande (réduire l’écart entre l’offre et la demande d’emplois dans certaines branches professionnelles par des formations adaptées à l’offre, quand elles débouchent sur des emplois durables et socialement acceptables) mais aussi anticiper les formations pour les nouveaux emplois émergents.
Mise en cohérence avec les autres politiques régionales :  par exemple la politique économique, en soutenant la formation des créateurs d’entreprises (en accompagnement des couveuses, pépinières et incubateurs) et en renforçant les compétences professionnelles des salariés, ou la politique environnementale, en développant une information sur le développement durable et l’Agenda 21 au sein de toutes les formations financées par la région.
Concertation avec tous les partenaires : recréer les organismes de concertation et de travail en commun que la précédente Région avait enterrés : le Comité de coordination régional pour l’emploi et la formation (CCREFP), l’Observatoire régional de l’emploi et de la formation (OREF) et le centre d’animation régional de l’information sur la formation (CARIF).

D’ores et déjà, trois décisions ont été prises pour illustrer la nouvelle politique régionale.

  • La transparence de l’information sur la formation : la mise à disposition de tous les acteurs de la formation professionnelle, mais plus largement de tous les publics, de l’information sur les formations financées par la Région. Elles sont aujourd’hui en ligne sur le site de la région.
  • Le renforcement de l’égalité des chances d’accès à la formation : l’abandon dès janvier 2005 de l’indemnisation uniforme des stagiaires, remplacée par une rémunération des stagiaires de la formation professionnelle, selon les modalités du code du travail, qui tient compte de la situation sociale de chacun.
  • La mise en place des outils de partenariat, indispensables pour une utilisation optimale des fonds publics : un rapprochement avec les services de l’Etat, et la mise en place d’un CARIF et d’un OREF.

(à suivre …)


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(5/5) Formation professionnelle 2004 : la région en chantier

LES PROPOSITIONS A METTRE EN ŒUVRE DANS LES 2 ANS

I/ L’accueil, l’information, l’orientation (AIO)

I –A / Renforcer les lieux de premier accueil des demandeurs d’emploi
Les MLI qui accueillent les jeunes de 16 à 25 ans sortis du système scolaire et les ALE qui accueillent tous les demandeurs d’emploi ont besoin de la connaissance des formations comme outil pour améliorer les capacités d’insertion sur le marché du travail. Une convention sera passée avec ces organismes pour les soutenir dans leur prescription de formation, en mettant éventuellement du personnel spécialisé « formation » à leur disposition et permettre ainsi la mise en œuvre d’un partenariat nouveau au bénéfice de tous les habitants de la région.

I – B / Renforcer l’accès à la formation pour les salariés des artisans et TPE-PME
Les salariés ont droit à une formation de leur choix pour se perfectionner ou se reconvertir grâce au CIF à travers le FONGECIF, mais celui-ci dispose de moyens insuffisants surtout pour les salariés des très petites entreprises (inférieures à 10 salariés), pour lesquels il est obligé de refuser beaucoup de demandes par manque de moyens. La Région renforcera son aide au FONGECIF car c’est le seul lieu de formation des salariés qui relève de la demande propre de ceux-ci.

I – C / Renforcer les capacités d’orientation
Les centres de bilans, que ce soient les CIBC, les CBEN, les centres privés, ou encore l’AFPA, sont essentiels pour permettre l’orientation et la construction du projet professionnel de nombreuses personnes. Le nombre de bilans commandés à ces organismes sera augmenté, mais une analyse préalable de la diversité des bilans permettra de clarifier les objectifs des uns et des autres.
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Véolia-EDF : la honte !

La Présidence d’EDF est proposée par Sarkozy au PDG de Véolia . Celui-ci pourrait refuser, mais il accepte… à ses conditions ! Le salaire du PDG d’EDF est sensiblement inférieur à celui du PDG de Véolia : il faut croire qu’il y a un reste d’éthique dans le secteur public… Oh, rassurez-vous : on est quand même aux environs du million d’euros! Mais même pour prendre la responsabilité du plus grand électricien européen, le PDG de Véolia n’envisage pas un seul instant de voir diminuer son salaire. Alors chacun va se prêter à un jeu scandaleux. Véolia va inventer un poste sur mesure pour son ex-PDG afin qu’il conserve ses multiples avantages. Et EDF va accepter d’avoir un PDG à temps partiel ! Même pas honte !

Et on voudrait nous faire croire qu’après la crise les comportements des dirigeants du monde économique vont devenir plus éthiques !

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Comurhex : des déchets sans solution !

L’enquête publique pour l’extension de l’usine Comurhex se poursuit jusque fin octobre. La réunion publique s’est tenue le mercredi 7 octobre. Elle a rassemblé plus de 100 personnes à la CCI de Narbonne. Après l’exposé du directeur de l’usine, de nombreuses questions ont été posées. L’une d’elle est revenue de façon lancinante : que vont devenir les boues radioactives accumulées dans les bassins qui couvrent maintenant 30 ha dans la plaine ? Va-t-on continuer à les remplir ? Probablement d’autant plus vite que l’usine souhaite accroître sa capacité de 50%, ce n’est pas rien.

Depuis un demi-siècle déjà

Si la question a été posée plusieurs fois, c’est qu’il n’y a jamais eu de réponse. En tout cas, pas une réponse satisfaisante, et c’est même le résultat essentiel de cette réunion ! En effet, il nous a été dit qu’un groupe de travail national s’occupait du sujet pour savoir ce qu’on allait faire de ces déchets. En d’autres termes, cela fait 50 années qu’on jette dans la plaine des déchets radioactifs et on va continuer sans aucune solution à ce jour, avec tous les risques de débordements et de ruptures de digues. C’est évidemment inacceptable ! Ces déchets ne peuvent rester ainsi en plein air. Si la COMURHEX veut poursuivre, elle doit mettre ces déchets en sécurité, même si la solution est provisoire. Le provisoire dure déjà depuis un demi-siècle !

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L’uranium d’EDF : de La Hague à Narbonne, puis en Russie !

Certains parmi vous ont sûrement regardé l’émission d’ARTE sur les déchets nucléaires. Je voudrais ici éclairer au moins un aspect de cette émission qui nous touche directement à Narbonne.  Pour ceux qui n’ont pas vu l’émission, un rappel s’impose.

Que faire des combustibles usés ?
Après être resté plusieurs années dans une centrale nucléaire, le combustible est « épuisé », il ne contient plus assez d’uranium « utile » (l’uranium 235), celui qui fournit l’énergie. Il faut donc le changer. Dans de très nombreux pays, ces combustibles usés sont alors considérés comme des déchets très hautement radioactifs à surveiller attentivement. Ces déchets contiennent 95% d’uranium et 1% de plutonium. La France a donc décidé (il y a déjà longtemps) de les retraiter pour récupérer le plutonium, produit indispensable pour la bombe atomique. Ensuite, quand on a eu moins besoin de plutonium pour la bombe, on a continué en cherchant d’autres usages au plutonium et en tentant aussi de récupérer l’uranium. Cette opération de séparation de ces 2 éléments, uranium et plutonium, se fait aujourd’hui à La Hague. Mais ensuite, pour réutiliser l’uranium dans un réacteur, il faut l’enrichir en uranium « utile ». Où se fait cette opération ? En sortant de La Hague, où part l’uranium d’EDF ? C’est ce qui a fait scandale dans cette émission : cet uranium parcourt 9000 km pour aller se faire enrichir à Tomsk, en Russie.

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Eolien, photovoltaïque : quelques chiffres

Au moment où la préfecture de l’Aude publie un guide sur l’énergie photovoltaïque au sol, il est temps de fournir quelques ordres de grandeur sur la production et les coûts car il circule beaucoup de chiffres plus ou moins fantaisistes.

Tout d’abord la production : en éolien comme en photovoltaïque, on a pris l’habitude d’évaluer la production en « équivalent heures pleines ». Précisons cette notion à partir d’une installation d’une puissance de 1 kW (kilowatt). Evidemment, il n’y a pas du vent tout le temps (heureusement !) ni du soleil tout le temps. De plus il peut y avoir un peu ou beaucoup de soleil et de vent, donc l’installation produit un peu ou beaucoup ou pas du tout d’électricité. Pas très facile dans ces conditions de passer de la puissance installée, 1 kW, à la production d’électricité qui s’exprime en kWh (kilowatt-heures) et qui varie tout le temps. On a donc choisi de mesurer la production annuelle de l’installation et de regarder à combien d’heures de fonctionnement à pleine puissance cette production correspond. Evidemment, cela dépend du niveau de soleil et de vent de la région. Dans l’Aude, en gros, les panneaux photovoltaïque produisent une quantité d’électricité équivalente à 1200,voire 1300 heures annuelles à pleine puissance. Donc 1 kW de panneaux photovoltaïque va produire 1200 à 1300 kWh. Avec la même puissance, une éolienne produit environ 2800 kWh, un peu plus du double des panneaux photovoltaïque. Bien retenir que cela ne veut pas dire que les sytèmes ne fonctionnent que 1200 heures ou 2800 heures.

Ensuite l’encombrement : les grandes éoliennes d’aujourd’hui mesurent 120 mètres de haut avec des diamètres de pâles d’environ 60 mètres pour une puissance d’environ 2 MW (ce sont des ordres de grandeurs, mais ils suffisent).  Pour produire autant d’électricité avec une ferme photovoltaïque, il faudra une puissance double (voire un peu plus) donc 4 MW. La ferme solaire de Narbonne avec ses 80.000 mètres carrés de panneaux photovoltaïques (sur un espace de 23 ha) a une puissance de 7 MW. Donc sur l’aspect encombrement, c’est une éolienne de 120 mètres ou 40.000 mètres carrés de capteurs photovoltaïques. L(impact sur le paysage commence à se discuter. D’autant qu’il est parfaitement possible de poursuivre une activité agricole autour de l’éolienne, alors que les panneaux photovoltaïques stérilisent l’espace.

Enfin les prix de rachat : il est assez normal d’aider les filières naissantes. Le nucléaire a été aidé très longtemps et, même si ce n’est plus une filière naissante, il l’est encore. En effet, le traitement des déchets radioactifs n’est pas payé à son prix (EDF s’en débarrasse auprès de l’ANDRA) et les centrales nucléaires ne sont que très partiellement assurées en cas d’accident. Il est donc normal d’aider l’électricité  solaire et éolienne. Mais comparons les coûts de rachat du kWh par EDF en arrondissant les chiffres au centime d’euro : le kWh éolien est racheté à 8, le kWh photovoltaïque en grandes fermes au sol à 30 et le kWh photovoltaïque individuel sur votre toit à 65. Sans tenter de comparer au coût de production qui est toujours sujet à caution, comparons au tarif qu’EDF fait payer au particulier qui se situe autour de 7 à 11 centimes d’euro selon les heures pleines ou creuses.

Conclusion : le kWh éolien approche de la rentabilité et ne coûte pas trop cher à EDF ; le photovoltaïque est très très loin de la rentabilité et le photovoltaïque au sol est quasiment « une bulle financière ». A ce prix, on ne devrait faire que des installations pilotes et mettre le surplus d’argent dans la recherche pour faire chuter les coûts de production plus rapidement.

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La réforme des collectivités : marche arrière toute !

La réforme des collectivités commence à se dessiner. C’est une marche arrière radicale par rapport aux évolutions politiques de ces dernières années.

Cumul des mandats : le cumul devient obligatoire ; l’élu sera simultanément conseiller général et conseiller régional. Depuis des années les citoyens demandent l’arrêt du cumul des mandats, cette réforme l’institutionnalise !

Disparition de la proportionnelle et de la parité : vote uninominal comme pour les conseillers généraux actuellement. Le résultat est connu d’avance : disparition de la parité et disparition de la proportionnelle. Le conseil général de l’Aude en témoigne parfaitement. Il semble qu’on ajoutera un « zeste » de proportionnelle pour faire semblant de réparer les dégâts de cette non représentativité.

Abandon du monde rural : le projet prévoit d’organiser le milieu urbain, de faire naître des métropoles puissantes à qui pourront être confiées de multiples responsabilités, mais rien pour le monde rural. Ainsi, les collèges pourraient être confiés aux métropoles, ceux du monde rural restant au département. On imagine la cohérence de ce système.

Recentralisation : la France est le pays du jacobinisme ; si certains l’avaient oublié, ce projet de loi va leur rappeler violemment. Les départements et les régions n’auraient plus la « compétence générale ». Cela signifie qu’ils ne pourraient s’occuper que des compétences qui leur sont confiées de par la loi, alors que le principe de la République veut que toute assemblée élue au suffrage universel puisse intervenir dans tous les domaines qui ne sont pas d’une compétence réservée. Ainsi, les régions ne pourraient plus s’occuper que des lycées, de l’apprentissage, de la formation des demandeurs d’emploi et des TER. Exit les subventions pour le sport, la culture, l’environnement, les universités, la formation des salariés et des actifs… Ces deux collectivités seraient en quelque sorte sous tutelle.

Les effets pervers de la recentralisation : Exit tout plan Etat-région puisque celui-ci ne concerne que des compétences Etat. Exit le financement de la ligne LGV , hors des compétences région. Mais aussi, pour chaque commune ou communauté de communes (à l’exception des métropoles qui se débrouilleront seules), plus de demandes de subvention au département et à la région pour la culture, le sport, la santé, l’environnement… Les petites communes vont être abandonnées à leur triste sort !

Et tout ceci pour quoi ? Pour faire des élections à un seul tour car la droite étant rassemblée et la gauche partant au premier tour en ordre dispersé, il faut un seul tour pour que la droite gagne. Seulement, si la droite laisse faire ce « détricotage des responsabilités » , on ne voit plus bien où sera son intérêt à gérer des collectivités devenues mineures et sous tutelle. Mais peut-être faut-il se rappeler que la révolution avait en son temps fait disparaître les « provinces » qui faisaient de l’ombre à l’Etat. Et si la montée en puissance des régions (encore très faible par rapport à la réalité des autres pays)  faisait de l’ombre à l’Etat central tel qu’il est vu depuis l’Elysée ?

Cette réforme sera catastrophique pour la droite, comme pour la gauche ! Elle sera surtout catastrophique pour les territoires, pour les citoyens, mais aussi pour les entreprises qui se sont réjouies trop vite de la disparition de la taxe professionnelle. Moins de finances dans les collectivités, donc moins d’investissements, moins de soutien aux entreprises innovantes. on cherche vainement les gagnants de cette réforme.

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Nucléaire : 4 fois le même accident !

Un accident précis qui peut être d’une gravité exceptionnelle vient de se produire à la centrale de Tricastin. Lors du remplacement des barres de combustibles usés, l’une d’elle est restée accrochée aux structures internes et s’est donc trouvée suspendue. Si ceci se produisait pour la première fois, on pourrait espérer que l’analyse complète de l’accident permette d’éviter une répétition. Seulement c’est la 3ème fois en un an  que se produit ce même accident :

  • l’année dernière, exactement le même accident s’est produit, dans le même réacteur, sauf que ce sont deux barres qui étaient restées accrochées;
  • au mois d’août, dans la centrale de Gravelines (Nord), à nouveau le même accident;

Vieillissement ou défaut générique?
Il est complètement anormal que le même accident se reproduise ainsi 3 fois en un an. D’autant qu’il y a dix ans déjà, cela s’était produit dans un autre réacteur à Nogent. EDF parait parfaitement incapable de tirer les leçons de l’expérience. Les 58 réacteurs en activité doivent absolument être vérifiés sur ce point par une enquête approfondie. Cet accident pourrait avoir des conséquences dramatiques si la barre se décrochait et tombait : risque d’amorcer une réaction en chaîne et de rejets dans l’environnement selon l’Agence de Sûreté Nucléaire (ASN) qui contrôle (bien insuffisamment) le nucléaire en France.

Dysfonctionnements en série
On nous a tant vanté la sécurité du nucléaire français qu’il faut tout de même rappeler quelques éléments. A Cadarache (Bouches du Rhône), le Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) a perdu puis retrouvé quelques dizaines de kilos de plutonium… De quoi faire quelques bombes selon l’Agence Internationale de l’énergie atomique. Mais surtout, on ne nous a pas dit où ils ont été retrouvés car il faut savoir que la masse critique du plutonium (la masse nécessaire pour que la réaction nucléaire s’amorce et que la matière se transforme seule en une bombe atomique) est de 10 kg !  D’ailleurs, l’ASN avait suspendue les opérations en précisant que «  la prévention du risque de criticité dans l’installation est insuffisamment assurée «  et que « cette situation constitue un risque grave et imminent ».

Enfin, l’ASN vient de s’apercevoir avec ses homologues anglais et finlandais que le système de contrôle de l’EPR est insuffisant. Trop tard ! On en a vendu un à la Finlande qui va déjà coûter le double du prix initial. On est en train d’en construire un en France. Bientôt deux si on en croît le gouvernement. Cette course  folle pour développer le nucléaire à n’importe quel prix au prétexte du réchauffement climatique, nous prépare des catastrophes. Il est temps de se réveiller et de stopper l’action de l’Etat, qui se comporte comme un VRP du nucléaire dans le monde entier.

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Agrocarburants, stockage de CO2, des fausses solutions

L’accroissement des émissions de gaz à effet de serre et le réchauffement climatique qui en résulte font naître de très nombreuses idées pas toutes passées au crible d’un vrai développement durable, prenant en compte la totalité de la chaine de production et les divers critères : économie des ressources naturelles, réduction des gaz à effet de serre, préservation de l’environnement, réduction des inégalités nord-sud.

L’erreur de
raisonnement
est toujours la même …

Ainsi, on a vu arriver les agrocarburants, dont l’effet le plus pervers est de détruire des grandes forêts, parfois même des forêts primaires, pour y planter de l’huile de palme destinée aux moteurs de nos voitures. Quand on sait qu’aujourd’hui, la déforestation est responsable de 20% des émissions de gaz à effet de serre, en rajouter encore plus ne paraît pas vraiment frapper au coin du bon sens. L’erreur de raisonnement est toujours la même : on analyse un petit bout de la chaîne, l’utilisation finale dans nos voitures, et on oublie tout ce qui est en amont. La volonté réelle est toujours la même : ne rien changer à nos habitudes et faire porter le poids des efforts sur d’autres.

Dans le même ordre d’idées saugrenues : le stockage de CO2. La première chose essentielle à savoir est que cette technologie va consommer entre 10 et 30% d’énergie en plus, voire jusque 40% dans certains cas. En d’autres termes, on vise à consommer encore plus vite les énergies fossiles, donc à produire encore plus de CO2, sous le fallacieux prétexte qu’on va l’enfouir. Sans même évoquer tous les risques liés à cette technologie, fuite du gaz, acidification des sols et des nappes phréatiques, risque de surgissement violent de poches de gaz, l’idée même est stupide. Il faut aussi savoir que les lieux possibles d’enfouissement ne sont pas légion ; le projet est donc de créer des gazoducs depuis les lieux de production jusqu’aux lieux d’enfouissement. Une vraie usine à gaz ! Comme pour les agrocarburants, on ne regarde qu’un seul paramètre -le CO2- au détriment des autres -consommation d’énergie,  biodiversité, …- que l’on dégrade.
Restons attentifs à ces nouvelles idées surgissantes qui manquent singulièrement de vision globale. Il va sûrement en arriver d’autres. Et si vous souhaitez vous faire une idée assez complète sur le captage stockage de CO2 naturel, allez voir le dossier de presse de France Nature Environnement sur ce sujet : http://fne.asso.fr/com/dossierpresse/dp_csc_041109.pdf

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Les raisons du soutien à Europe Ecologie en région

Inutile de refaire un long commentaire. La lettre envoyée au Président de la région explique parfaitement les raisons d’un choix fait dans la suite du soutien à Europe Ecologie

Monsieur le Président

Merci de m’avoir laissé du temps pour réfléchir, mais aujourd’hui, ma décision est prise malgré les propositions sympathiques que vous m’avez faites. Je ne serai candidate sur aucune liste en position éligible, mais je soutiendrai la liste du rassemblement des écologistes, issue d’Europe Ecologie et menée par Jean Louis Roumegas. Naturellement, j’assumerai les responsabilités de mon mandat jusqu’au bout. Toutefois, cette décision mérite quelques explications.

Commençons par une précision. Bien sûr, je n’ai pas oublié les dérapages verbaux qui m’ont amené à vous rendre ma délégation, dont j’ai continué à assumer la responsabilité en tant que Présidente de la commission, mais ceci n’a pas pesé dans ma décision finale.

Côté bilan, j’apprécie pour l’essentiel de ce qui a été fait à la région puisque j’ai voté la quasi totalité des délibérations. Le bilan est nettement positif  après 18 ans de gouvernance d’une droite alliée durant 12 ans au Front National. La nouvelle équipe d’élus de gauche s’est mobilisée pour changer les choses et elle y est arrivée sur de nombreux aspects. Une vraie dynamique s’est enclenchée. En ce qui me concerne j’ai pu m’investir pleinement dans la gestion technique de la formation professionnelle, y travailler en connaissant à fond les dossiers, y exercer une influence significative.

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Pour en entendre plus

Pour voir en direct la conférence de presse expliquant mon soutien à la liste d’Europe Ecologie au niveau régional :

http://www.montpellier-journal.fr/2009/11/georges-freche-vu-de-linterieur.html

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COMURHEX : bientôt le rapport !

Demain, lundi 30 novembre, soit un mois après la fin de l’enquête publique pour l’extension de la capacité de l’usine COMURHEX de Narbonne, extension de 50%, ce qui n’est pas rien, nous attendons le rapport des commissaires enquêteurs. J’avais fait une déposition assez détaillée avec de nombreuses questions dans le registre d’enquête publique. Je joins ce texte afin que chacun puisse avoir une information plus détaillée sur cette usine qui comporte à la fois des risques chimiques accidentels importants (usine SEVESO seuil haut) et des risques radioactifs chroniques.

Déposition enquête publique COMURHEX:
Maryse Arditi, membre du CLIC, pour l’association ECCLA

Une partie de ce document a été diffusée lors de la réunion publique. Il est ici complété. Des questions ont été posées lors de cette réunion, mais pas toutes, pour ne pas monopoliser la parole. Par ailleurs même parmi les questions posées, beaucoup n’ont pas reçu de réponses.
Ce document comporte à la fois des éléments généraux et des remarques, des questions et des prises de position. Les questions sont en italiques pour être rendues visibles et obtenir des réponses.

1/ L’entreprise COMURHEX
Une entreprise oubliée : on évoque souvent les mines d’uranium, l’enrichissement, les réacteurs  et le traitement des déchets, mais entre mines et enrichissement, il y a la conversion de COMURHEX se situe sur un marché mondial. Il existe 5 autres usines équivalentes dans le monde : Canada, Chine, Etats-Unis, Royaume Uni, Russie. COMURHEX traite 26% de la production mondiale, ce n’est donc pas une usine locale. C’est en fait la porte d’entrée d’un quart du nucléaire mondial et évidemment de la totalité du nucléaire français. Elle exporte 58% de sa production : en Asie 21%, aux USA 20%, en Europe 17%.

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Copenhague et nucléaire

Alors que la conférence de Copenhague s’ouvre, le nucléaire fait une pression maximum pour être reconnu comme une solution aux risques climatiques.  La France insiste dans la même direction, même si ce n’est pas sur ce point que le gouvernement communique au grand public. Le Parlement européen qui vient de voter un texte assez ambitieux sur les objectifs de Copenhague vient d’ajouter à la toute dernière minute un amendement soutenant le nucléaire, amendement passé avec les votes de la droite et du Front de gauche (merci Mélenchon), et a repoussé l’amendement des députés d’Europe Ecologie qui demandait au contraire le refus du nucléaire pour lutter contre l’effet de serre.

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Taxe carbone : bonne ou mauvaise surprise ?

La décision du Conseil Constitutionnel a pris toute la classe politique par surprise. Ainsi, celui-ci annule la taxe carbone que Sarkozy a eu tant de mal à imposer. D’ailleurs, pour y parvenir, il était resté à l’écoute de tous les lobbies, accumulant les exonérations pour toute l’industrie et une grande part des transports.

En tant qu’écologiste, on pourrait donc se désoler que ce tout premier petit pas de la fiscalité écologique soit un échec, surtout après l’échec de Copenhague. Mais à la réflexion, il vaut probablement mieux s’en réjouir à la lecture de l’avis du Conseil Constitutionnel. En effet, celui-ci argumente son avis autour des exonérations multiples, qui rend la mesure à la fois inefficace pour préserver le climat et injuste face à l’impôt.

C’est probablement cette dernière raison qui a rendu cette « contribution énergie carbone » totalement impopulaire. En effet, toutes les grosses industries se voient attribuer gratuitement le droit de produire l’essentiel de leurs émissions. Ce n’est qu’en 2013 qu’elles paieront (peut-être) pour les gaz à effet de serre émis. Mais les ménages devaient payer dès aujourd’hui.

Alors attendons avec impatience la nouvelle mouture. Pour être efficace, elle devra s’appliquer à toutes les émissions. Pour être juste, le remboursement prévu ne devra concerner que les ménages en difficulté.

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Bons voeux à Gaïa, et vivement la fin du Dakar !

Bien sur, je pourrais satisfaire à la tradition et vous envoyer à tous, en tout cas à tous ceux qui vont se risquer à jeter un coup d’œil à ce blog, de très bons vœux pour 2010. Mais il me semble qu’une autre manière de vous souhaiter tout plein de bonnes choses, à vous, à vos proches, à vos amis, à vos enfants surtout, c’est de faire en sorte  que notre chère planète reste non seulement vivable pour nous, mais productive, d’une biodiversité débordante, d’un climat tempéré, et d’une beauté qui parfois nous laisse sans voix. Et pourtant, nous ne prenons pas vraiment soin de la Terre qui reste unique pour notre propre survie.

2009 s’achève sur l’échec de Copenhague ! 2010 commence, comme chaque année, avec l’infernal « Dakar ». Cependant force est de constater que la distance joue et que cette course indécente occupe un peu moins nos médias depuis qu’elle se passe plus loin de chez nous. Mais cette année, avec les crises financières, économiques, mais surtout sociales et climatiques, elle nous apparaît encore plus scandaleuse.

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Rappelez-vous ! A ses débuts, c’était le Paris-Dakar. Puis il s’est appelé Dakar, partant de diverses villes françaises, dont Narbonne en janvier 2004, avec une étape spéciale dans un site classé. Avec l’association ECCLA, nous avions fait un recours au Tribunal. Nous avons perdu le 31 décembre après-midi le référé en urgence. Nous n’imaginions pas vraiment pouvoir arrêter la course alors que les voitures étaient déjà sur place. Mais ce jour-là, la nature a repris ses droits. L’étape spéciale s’est embourbée dans les chemins de terre et a du être suspendue. L’année d’après, le Dakar est parti d’Espagne. L’année d’après encore, il a été chassé d’Afrique. Alors vivement qu’il disparaisse définitivement de notre planète, qu’il pollue et dégrade sans respect pour les territoires traversés et leur population. C’est mon vœu pour 2011 !

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Albert Camus et la bombe d’Hiroshima

On célèbre actuellement le soixantième anniversaire du décès d’Albert Camus. On retracera tout de sa vie d’écrivain et de journaliste, de son combat frontal avec Sartre, de ses choix sur l’Algérie, de son œuvre, mais nul n’a rappelé son texte écrit dans le journal « Combat », au lendemain du lâcher  de la bombe atomique sur Hiroshima.

Alors que les journaux américains s’extasient sur la puissance de la bombe, sur le nombre d’avions qu’il aurait fallu envoyer pour dégager la même puissance par des armes conventionnelles, les journaux européens hésitent entre l’admiration, la stupéfaction et une tentative de description de ce que pourrait être le futur, en particulier dans les négociations internationales où celui qui détiendra la bombe n’aura plus besoin de négocier. Chacun attend avec impatience une évaluation exacte de l’ampleur de destruction et du nombre de morts sans que personne n’évoque même le fait qu’il s’agit d’une population civile. Il est vrai que cette guerre avait beaucoup pris les populations civiles pour cible. Mais là, elles servaient aussi de cobayes. Quant aux Russes, c’est le moment qu’ils choisirent pour déclarer la guerre au Japon.

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